Festival des Abbayes Entreprise et Culture en Lorraine
 


Qu’un musicien de l’importance de M. GOUVY soit encore si peu connu à Paris, et que tant de moucherons importunent le public de leur obstiné bourdonnement, c’est de quoi confondre et indigner les esprits naïfs qui croient encore à la raison et à la justice de nos moeurs musicales”
Hector Berlioz
Le Journal des Débats - 13 avril 1851


Quelques repères


Théodore GOUVY...1818 - 1898


Compositeur lorrain du XIXè siècle, injustement oublié, vraisemblablement en raison des affres de la première guerre mondiale, GOUVY est né à Goffontaine en 1819, à un moment où l’histoire a fait de cette partie de territoire suite au traité de 1815, une commune située en Sarre c’est-à-dire en Prusse.

GOUVY obtient sur sa demande la nationalité française à l’âge de 32 ans, de sorte que son statut d’étranger dans son propre pays lui ferma la porte définitivement du Conservatoire supérieur de Musique de Paris. Mais fidèle à sa patrie lorraine, il y composa la plupart de ses oeuvres. Il consacre le début de sa vie à écrire des symphonies (six), des trios (cinq) et des quatuors (onze). Après 1870, il compose des oeuvres chorales, tant sacrées que profanes. Cette musique vocale, le fait apparaître comme l’auteur influencé par les deux cultures allemande et française. Les Lieder allemands voisinent avec les mélodies, pratiquement toutes sur des poèmes de la Renaissance. Les choeurs d’hommes, s’adressent à l’Allemagne, de même que l’importante production d’oratorios de la seconde moitié de sa carrière :


Pour plus d'informations se rendre sur le site de
l'Institut Théodore Gouvy


quatre grandes oeuvres religieuses
Stabat Mater op. 65,
Requiem op. 70,
messe Brève op. 72,
Cantate du Calvaire) et
quatre grands Oratorios inspirés des Tragédies Grecques :
Oedipe à Colone, op.75,
Iphigébie en Tauride op.76,
Electre op.85, Polyxène op. 88).
On ajoutera encore l’Ode au Printemps op. 73, et la cantate Egill op.86.
Enfin GOUVY composa deux opéras, non représentés et restés inédits :
le Cid et
Mateo Falcone d’après Mérimée.


Jacques Houtmann

Jacques Houtmann a été invité à diriger l’Orchestre National de France, le New-York Philharmonic, l’American Symphonie, l’Orchestre du Quebec, ceux de la R.A.I, l’Orchestre de la Suisse Romande de Genève, l'orchestre symphonique de Moscou.
Il a participé au Festival de Besançon, d’Aix en Provence, de Wallonie, de Belgrade et effectué des tournées en Amérique du Sud, en Allemagne et dans les Pays de l’Es

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3è Symphonie de Brahms
6è Symphonie de Théodore GOUVY
suivie de la cantate le Printemps


Orchestre National de Lorraine / J. Houtmann

Fondé en 1976, L'Orchestre national de Lorraine, alors Philharmonie de Lorraine, est une formation de 75 musiciens permanents qui,au fil des années,affirme savocation d'ambassadeur culturel de sa région en se produisant non seulement dans les 4 départements lorrains mais également dans toute la France et au-delà des frontières ainsi que dans de nombreux festivals.A la tête de l'orchestre se sont succédé Emmanuel Krivine, Jacques Houtmann et Jacques Lacombe. Sur leur invitation, l'orchestre a accueilli des artistes aussi prestigieux que José Van Dam, Anne Quéffelec, Augustin Dumay, Maria Bayo, Cecilia Bartoli, Jean-Jacques Kantorow, Pieter Wispelwey, le Beaux Arts Trio et de jeunes talents consacrés comme Sonia-Wieder Atherton, Laurent Korcia, Renaud Capuçon, Anne Gastinel...Implanté à Metz, au coeur de l'Europe, l'Orchestre national de Lorraine entretient une étroite coopération avec les institutions culturelles des pays voisins consacrée par une présence accrue au Musikfestspiele Saar où l'orchestre s'est produit seul et avec le Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken sous la direction de chefs prestigieux tels Rafael Frühbeck de Burgos et Günther Herbig. L'orchestre se produit régulièrement à l'Arsenal, lieu d'exception évoqué en termes élogieux par le célèbre violoncelliste Mstislav Rostropovitch "Cette maison a une acoustique fantastique, des proportions idéales pour la musique et une atmosphère que je trouve exceptionnelles. Par ses proportions et sa discrétion, elle est liée à toutes les musiques". En parallèle, l'Orchestre national de Lorraine assure la saison lyrique de l'Opéra-Théâtre.Au gré d'événements comme le Festival d'Art Sacré de Paris, les Flâneries musicales d'été de Reims, le Primavera concertistica di Lugano, le Festival de Sully-sur-Loire, le Festival d'Antibes d'Eve Ruggieri et en avril 2000, son concert au Musikverein de Vienne...



Pascale NAMURA soprane

Choeurs d'hommes de Hombourg-Haut

Crée en 1865 par des ouvriers et employés des forges, à l’initiative et grâce au soutien moral et matériel de la famille GOUVY, propriétaire des forges, le Choeur d’Hommes resta étroitement lié aux établissements et à cette famille pendant soixante dix ans. Cent vingt neuf ans plus tard, la formation apparaît comme la survivance exceptionnelle de ses débuts en gardant dans ses rangs une cinquantaine de chanteurs amateurs, de tous âges et de toutes catégories socio-professionnelles, aimant se retrouver pour le plaisir du chant.

Plus ancienne chorale de la Lorraine, elle n’a cessé de se distinguer durant sa longue existence, tant en France qu’à l’étranger, et de maintenir bien haute la tradition du chant choral à 4 voix d’hommes. Tantôt “a capella” ou accompagné par le piano ou l’orchestre, son répertoire est constitué d’oeuvres profanes et religieuses de la période baroque à nos jours. Le Choeur porte également la responsabilité des “Rencontres Musicales de Hombourg-Haut” ainsi que des recherches sur Théodore Gouvy.