Samedi 23 août | 20.30 | Église du Ban de Sapt


Remi Masunaga, piano





Remi Masunaga, piano


Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Remi Masunaga se produit aujourd’hui tant en France qu’à l’étranger, en soliste ou dans des œuvres de musique de chambre. Titulaire d’un Diplôme de Formation Supérieure avec un Prix de piano, d’un Prix de musique de chambre et d’un Prix d’harmonie, elle est invitée dans de nombreux festivals en Europe et au Japon.

C’est auprès de Jacques Rouvier à Marseille, puis de Théodore Paraskivesco et de Laurent Cabasso au CNSM de Paris que la pianiste, originaire de Tokyo, se forme à son arrivée en France. Elle reçoit également les conseils, entre autres, de György Sándor, Wladimir Krajnew, Ramzi Yassa.

Primée dans des concours internationaux prestigieux, concours Messiaen à Paris, Mozart à Salzbourg, Maria Canals à Barcelone, etc, Remi Masunaga joue pour France 3, Mezzo ou RTVE, la télévision espagnole. Depuis 2002, elle signe une dizaine d’enregistrements chez STIL et Bayard Musique.

Tracer des ponts

Remi Masunaga a participé à des projets qui rassemblaient des artistes de différents horizons, avec la volonté de construire des ponts entre des disciplines artistiques aux exigences différentes. Elle a ainsi demandé au vidéaste Jean-Yves Cousseau une création d’après Le courlis cendré de Messiaen.La performance en concert permet une triple interaction entre la partition, la vidéo et l’interprète.

Lors d’une exposition d’Aurélie Thiolat, Remi Masunaga a donné un concert avec un choix d’œuvres de Debussy et Messiaen dialoguant avec l’esthétique de la plasticienne. Enfin, pour son récital à Anduze, elle a souhaité que les poèmes extraits du recueil Gaspard de la nuit d’Aloysius Bertrand soient donnés à entendre avant chaque mouvement de l’oeuvre éponyme de Ravel. Poésie et Musique juxtaposent ainsi leur univers jamais clos.



Discographie

Claude Debussy / STIL éditions
Cet enregistrement présente un florilège de pièces retraçant l’évolution esthétique de l’oeuvre pianistique du compositeur

Magie du Piano / Bayard Musique
Beethoven, Mozart, Chopin, Liszt, Debussy, Rachmaninov interprétées par D. Merlet, C. Hugonnard-Roche, F. Chaplin et Remi Masunaga.

Berceuses Classiques / Bayard Musique
Remi Masunaga et Béatrice Gobin pour interprèter avec grâce 19 berceuses Schumann, Massenet, Donizetti, Bizet, Schubert, Garcia Lorca …

La magie des plus beaux Adagios / Bayard Musique
Rachmaninov par Natalie Dessay, Rêve d’amour de Liszt par Remi Masunaga, Grieg par l’Academy of St. Martin in the Fields...

Petits câlins avec Mozart / Bayard Musique
Disque pédagogique autour de Mozart

Gaspar Cassadó / STIL éditions
Pablo de Naverán (violoncelle) et Remi Masunaga interprète un choix d’oeuvres du violoncelliste et compositeur espagnol Gaspar Cassadó

Concert Bruxelles / STIL éditions
Enregistrement du concert “Jeunes talents Européens” à Bruxelles sous l’égide de l’Ambassade de France en Belgique

Piano – Piano / Gobierno de Chile - Fondart
La pianiste María Paz Santibanez invite Remi Masunaga pour l’enregistrement à deux pianos de Bell d’Andrés Alcalde et d’Atmosferas d’Alicia Terzián.




"Musiciens dans la guerre"
Le cataclysme de la première guerre mondiale frappera toutes les couches sociales. Il aura naturellement des conséquences sur la création des artistes, écrivains, musiciens ou peintres.

A ce titre, parmi les musiciens majeurs de cette période, les noms de Debussy et Ravel s’imposent. Il est bon de mentionner également, Arnold Schönberg, compositeur autrichien, père du « Dodécaphonisme » qui, malgré son âge s’est porté volontaire à la guerre, mais du côté adverse, ce qui lui vaudra l’animosité de Debussy.



"Musiciens dans la guerre"
Le Tombeau de Couperin / Maurice Ravel
20.30

M. Ravel
1875 · 1937


Maurice Ravel est né à Ciboure en pays basque. Son père, ingénieur civil, est l’inventeur d’une machine à fabriquer les sacs en papier, d’un générateur et d’une mitrailleuse. Il aime la musique et encourage la vocation musicale de son fils.

Le tombeau de Couperin est une suite de six pièces pour piano, composée entre 1914 et 1917. C’est à François Couperin et plus largement la musique baroque française que Ravel dédie cette oeuvre.

Debussy mort quelques mois plus tôt, Ravel incarne désormais la continuité d’une certaine tradition musicale française.

Commencée dès 1914, l’œuvre fut presque entièrement composée en 1917 par un Maurice Ravel malade qui venait d’être démobilisé et plongé dans une profonde mélancolie suite à la mort de sa mère qui survient en janvier de la même année. Chacune des six pièces de cet hommage est dédiée à des amis du musicien disparus au combat. Plus tard, Ravel réalisera une transcription partielle pour orchestre.

Le caractère apaisé de l’œuvre contraste étrangement avec la période tourmentée de sa composition.



"Musiciens dans la guerre"
Douze études / Claude Debussy

20.30

C. Debussy
1862 · 1918


Achille-Claude Debussy est né à Saint-Germain en Laye dans une famille de commerçant originaire de la région dijonnaise. Après s’être découvert une vocation de peintre au contact du mari de sa marraine, marchand de tableaux, le hasard le conduit vers la belle-mère de Verlaine qui l’initie au piano et découvre ses talents exceptionnels pour la musique.
Il entre au conservatoire malgré son jeune âge. Pour Debussy, ces années d’études sont difficiles car sa nature indépendante, voire impertinente, s’accommode mal de la discipline de cet "endroit sombre et sale". Ses résultats sont médiocres ; après un modeste prix d’accompagnement, il devient le professeur des enfants de la protectrice de Tchaïkovski.

Debussy est trop âgé pour faire la guerre. Mais il participe au conflit à sa manière en devenant un ardent nationaliste. Il pourfendra la musique germanique et traitera Schönberg de "dangereux" A partir de ce moment, il signera ses œuvres "Claude Debussy, musicien français".
Debussy dédie à Jacques Charlot, mort au front en 1915, musicologue chez l’éditeur Durand, l’une des pièces de sa dernière œuvre pianistique, la suite "En blanc et en noir" pour deux pianos.
Debussy meurt le 26 mars 1918 – date anniversaire de la mort de Beethoven – dans l'indifférence des hommes et de leur guerre qui le minait et dont il ne verra même pas l'achèvement.

Les douze études, composées, peu de temps avant, dans la tradition de Chopin et Liszt, s’attaquent chacune à une difficulté pianistique particulière.