Samedi 28 juin | 20.30 | Abbaye de Moyenmoutier


ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Direction. Jacques Mercier
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Delphine Haïdan, soprano
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Henrike Jacob, mezzo
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Richard Bousquet, ténor
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Jérôme Varnier, basse
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ENSEMBLE ALLEMAND (non communiqué)
LA PSALETTE DE LORRAINE
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ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE




ensemble metamorphoses

ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE

Direction. Gabriel Baltes

Créé en septembre 1998, l’ensemble vocal Métamorphoses est composé d’une vingtaine de choristes.

Il s’est produit à plusieurs reprises à l’Arsenal de Metz, lors de concerts avec l’Orchestre National de Lorraine (Aïda de Verdi, Stabat Mater de Poulenc, Requiem de Fauré, Stabat Mater de Schubert) ainsi qu’avec l’ensemble de musique ancienne La Traditora (Cantates de J.-S. Bach, messe de Vejvanovski). En octobre 2004 pour le tricentenaire de M.-A. Charpentier,

il a interprété à Luxembourg avec l’ensemble instrumental Contrepoint la Missa Assumpta est et un Magnificat inédit (H 77), à l’invitation de la Lëtzebuerger Gesellschaft fir Barockmusek.

Le répertoire de l’ensemble vocal Métamorphoses parcourt largement les époques de la Renaissance à nos jours.




Gabriel Baltes, direction


Chef de chœur actif en Lorraine, il dirige de nombreuses productions “Chœurs et orchestre”. Citons :

- avec son ensemble vocal "Métamorphoses" et l’ensemble de musique ancienne "La Traditora" les cantates BWV 131 et 182 de Bach en l’an 2000 et, en 2001, les "Vêpres" de H. Biber.

- en 2003, cette fois à la tête de l’ensemble vocal du Luxembourg et avec le concours du "Concert Lorrain", le Requiem de Campra.

- en avril 2004, avec l’ensemble instrumental "Les agrémens" et le choeur Robert Schuman formé de jeunes chanteurs venus d’Allemagne, de Belgique, de France et du Luxembourg, une recréation d’une œuvre de M.A. Charpentier (Chant joyeux du temps de Pasques) associée à une œuvre contemporaine de Ph. HERSANT (Aus tiefer Not).

- en octobre 2004, avec l’ensemble vocal Métamorphoses et l’ensemble instrumental Contrepoint, au Luxembourg, un programme consacré à M.A. Charpentier.

Formé à la direction chorale par Pierre CAO, il intervient dans de nombreux stages de direction chorale organisés en France par le mouvement de chant choral "À Cœur Joie", en Espagne par le Département de musique de l’université des Iles Baléares.

Gabriel BALTES est professeur de direction chorale au "Centro Superior de Música del Pais Vasco" (San Sebastián).



Requiem K. 626 / W. A. Mozart
20.30

W. A. Mozart
1756 · 1791


Oublions les légendes toujours vivantes qui entourent encore la création de cette composition ultime et dont l’origine est à situer probablement dans l’entourage de Mozart, très tôt après sa mort. Constance, la veuve du compositeur, aurait souhaité redorer le blason de son génie de mari auprès des autorités politiques en montrant que ce dernier avait consacré les derniers mois de sa vie à l’écriture d’une œuvre pieuse afin d’obtenir sa rédemption.

La vérité historique est bien plus digne d’intérêt.
Le comte Walsegg, musicien amateur, voulait composer un requiem pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse bien aimée. Ces enfants, considérant que leur mère valait mieux q’une œuvre de son époux, l’incitèrent à confier son projet à un grand compositeur comme Mozart. C’est ainsi que le comte passe à Mozart une commande en bonne et due forme devant notaire avec l’intention de faire passer cette messe pour sienne. Le messager habillé de noir existe bien : il s’agit de l’intendant du comte qui vient s’inquiéter de l’état d’avancement du travail commandé.
Tant de chefs-d’œuvre pour la plupart inachevés marquent l’année 1791. En effet Mozart vit ses derniers mois. C’est à la Flûte enchantée qu’il consacre ses dernières forces. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. Toute son énergie est consacrée à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée dont le succès immédiat fait entrevoir à Mozart un avenir plus serein. Dans la foulée, il compose un concerto pour clarinette et une cantate maçonnique.

Quant à ce Requiem, Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Le compositeur s’arrêtera à la huitième mesure du Lacrimosa. Ce n’est cependant pas la première fois qu’entre une messe et un opéra, le compositeur n’hésite pas à choisir. Début Novembre 1791, s’arrête à la huitième mesure du Lacrymosa pour se mettre au lit. Il ne se relèvera plus. Il dicte alors ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’oeuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.

Joseph Eybler, un autre élève de de Mozart sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs des billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique.

Le travail des musicologues n’a pas permis à ce jour de conclure sur la paternité précise des trois compositeurs sur les phases finales de l’œuvre.
Trente ans plus tard, Sigismund Neukomm apportera une conclusion au requiem de Mozart en composant un Libera me à Rio de Janeiro, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour moitié de Mozart, devenue une œuvre universelle grâce, probablement à la complexité de sa création, et certainement à la lumière apaisante qui la caractérise et qui nous émeut tous, croyants ou non croyants.


sources . ONL