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Samedi 28 juin | 20.30 | Abbaye de Moyenmoutier
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ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Direction. Jacques Mercier |
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Delphine Haïdan, soprano |
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Henrike Jacob, mezzo |
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Richard Bousquet, ténor |
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Jérôme Varnier, basse |
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ENSEMBLE ALLEMAND (non communiqué) |
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LA PSALETTE DE LORRAINE |
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ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE |
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LA PSALETTE DE LORRAINE
Direction. Florent Stroesser
Fondée en 1958 par Paul Carrot, puis dirigée entre 1972 et 1998 par Pierre CAO qui en a fait l’un des meilleurs chœurs amateurs de France, la Psallette de Lorraine rassemble une trentaine de choristes venus de toute la région (Nancy, Lunéville, Metz, Thionville, Forbach…). Elle accueille aussi quelques choristes du Luxembourg et d’Allemagne.
C’est un ensemble amateur dans le sens où les choristes ne sont pas rémunérés.
Grâce au rythme soutenu du travail de chacun, à l’assiduité aux répétitions, à la compétence et à l’exigence de ses chefs successifs, la Psallette peut s’associer à des productions de haut niveau.
Elle a produit quelques œuvres rares et peu jouées. Quant au grand répertoire qu’elle offre à un large public, il est revisité à la lumière des plus récentes actualisations musicologiques (version orchestrale originelle du "Requiem" de Fauré, "Petite Messe Solennelle" de Rossini à deux pianos, …).
La Psallette s’associe très régulièrement à des ensembles instrumentaux professionnels particulièrement ceux de la région : la Traditora, la Philharmonie de Lorraine, Apassionnato, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy, l’Orchestre du Conservatoire de Luxembourg, l’Orchestre "Les Musiciens" de Luxembourg. Elle ne fait travailler que des solistes de haut niveau. Ainsi elle peut prétendre à une cohérence de programmation et à un travail de fond très poussé sans pour autant perdre des qualités comme la convivialité, la motivation personnelle et un investissement artistique constant.
florent Stroesser, direction
Après des études à l’Université de Strasbourg et au Conservatoire National de Région de Strasbourg, il travaille la direction de chœur auprès d’Erwin List, Hélène Guy et Pierre Cao. Titulaire depuis 1981 du Certificat d’Aptitude à l’enseignement du chant choral dans les conservatoires, délivré par le Ministère de la Culture, il a enseigné le chant choral et la direction chorale successivement à Colmar, Besançon et Strasbourg. Il est depuis septembre 1996 directeur technique et pédagogique de l’Institut Européen de Chant Choral en Lorraine.
Il a crée et dirigé l’Ensemble Vocal Résonances de Strasbourg de 1985 à 1998 et a succédé depuis octobre 1998 à Pierre Cao à la tête de la Psallette de Lorraine.
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Requiem K. 626 / W. A. Mozart
20.30
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W. A. Mozart
1756 · 1791
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Oublions les légendes toujours vivantes qui entourent encore la création de cette composition ultime et dont l’origine est à situer probablement dans l’entourage de Mozart, très tôt après sa mort. Constance, la veuve du compositeur, aurait souhaité redorer le blason de son génie de mari auprès des autorités politiques en montrant que ce dernier avait consacré les derniers mois de sa vie à l’écriture d’une œuvre pieuse afin d’obtenir sa rédemption.
La vérité historique est bien plus digne d’intérêt.
Le comte Walsegg, musicien amateur, voulait composer un requiem pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse bien aimée. Ces enfants, considérant que leur mère valait mieux q’une œuvre de son époux, l’incitèrent à confier son projet à un grand compositeur comme Mozart. C’est ainsi que le comte passe à Mozart une commande en bonne et due forme devant notaire avec l’intention de faire passer cette messe pour sienne. Le messager habillé de noir existe bien : il s’agit de l’intendant du comte qui vient s’inquiéter de l’état d’avancement du travail commandé.
Tant de chefs-d’œuvre pour la plupart inachevés marquent l’année 1791. En effet Mozart vit ses derniers mois. C’est à la Flûte enchantée qu’il consacre ses dernières forces. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. Toute son énergie est consacrée à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée dont le succès immédiat fait entrevoir à Mozart un avenir plus serein. Dans la foulée, il compose un concerto pour clarinette et une cantate maçonnique.
Quant à ce Requiem, Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Le compositeur s’arrêtera à la huitième mesure du Lacrimosa. Ce n’est cependant pas la première fois qu’entre une messe et un opéra, le compositeur n’hésite pas à choisir. Début Novembre 1791, s’arrête à la huitième mesure du Lacrymosa pour se mettre au lit. Il ne se relèvera plus. Il dicte alors ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’oeuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.
Joseph Eybler, un autre élève de de Mozart sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs des billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique.
Le travail des musicologues n’a pas permis à ce jour de conclure sur la paternité précise des trois compositeurs sur les phases finales de l’œuvre.
Trente ans plus tard, Sigismund Neukomm apportera une conclusion au requiem de Mozart en composant un Libera me à Rio de Janeiro, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour moitié de Mozart, devenue une œuvre universelle grâce, probablement à la complexité de sa création, et certainement à la lumière apaisante qui la caractérise et qui nous émeut tous, croyants ou non croyants.
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