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Samedi 28 juin | 20.30 | Abbaye de Moyenmoutier
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ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Direction. Jacques Mercier |
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Delphine Haïdan, soprano |
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Henrike Jacob, mezzo |
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Richard Bousquet, ténor |
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Jérôme Varnier, basse |
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ENSEMBLE ALLEMAND (non communiqué) |
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LA PSALETTE DE LORRAINE |
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ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE |
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Jérôme Varnier, basse
Entre en 1990 à l’École d’Art Lyrique de l’Opéra de Paris, puis fait ses débuts à Lyon en 1992 dans la Flûte Enchantée (Sarastro) de Mozart.
Membre de la troupe de l’Opéra de Lyon de 1995 à 2000, il a chanté notamment dans Die Zauberflöte, Carmen, Orfeo, Elektra, Doktor Faust de Busoni, La Bohème, Don Carlos, Le Songe d’une nuit d’été de Britten, Barbier de Séville, Ariane et Barbe-Bleue de Dukas, Falstaff de Verdi et La Petite Renarde Rusée de Janácek.
Sous la direction de Marc Minkowski, il chante Caronte dans l’ Orfeo de Monteverdi, participe à Hippolyte et Aricie à l’Opéra Royal de Versailles et au Festival de Beaune, à Phaëton de Lully pour la réouverture de l’Opéra de Lyon en 1994. Il se joint à une production de Cantates profanes de J.S. Bach mises en scène à l’Opéra du Rhin. Il vient de chanter le rôle de Zuniga dans Carmen au Capitole de Toulouse aux côtés de Béatrice Uria-Monzon et Marcelo Alvarez.
Son répertoire s’étend aussi au XXe siècle: Milhaud (Le Pauvre Matelot à Berlin et Christophe Colomb à Compiègne), Strauss (Salomé à Séoul direction W.M. Chung), et des créations contemporaines à Lyon comme Dédale de Hugues Dufour, Jakob Lenz de Wolfgang Rihm…
En concert, avec l’Orchestre de Radio-France il chante le Médecin dans Pelléas et Mélisande, enregistré au Théâtre des Champs-Elysées sous la direction de Bernard Haitink. En 2002, il reprend le rôle d’Arkël pour le centenaire de l’œuvre à l’Opéra Comique et au Festival de Ferrara, avec le Mahler Chamber Orchestra dirigé par M. Minkowski. Marcello Viotti l’invite à chanter dans Golgotha de Franck Martin à la Radio de Munich, repris sous la direction de Michael Boder à Berlin. Il revient à Munich pour L’Enfance du Christ de Berlioz dirigé par Jesus Lopez Cobos. Et participe à La Vida Breve de Manuel de Falla au Théâtre Mogador avec l’Orchestre de Paris et à Turin avec l’orchestre de la RAI, dirigés par Rafael Frühbeck de Burgos. Récemment à Brême, il chante le rôle de Zuniga aux côtés de Anne-Sophie Von Hotter dans Carmen avec Les Musiciens du Louvre-Grenoble dirigés par M. Minkowski. Il vient chanter dans Pelléas à Budapest avec l’Orchestre National de Hongrie dirigé par Zoltan Kocsis et L’upupa de H.W. Henze au Suntory Hall de Tokyo avec le Tokyo Symphonic Orchestra.
Jérôme Varnier a consacré quelques récitals de mélodie française à Paris et à Lyon avec les pianistes Ruben Lifschitz, Fabrice Boulanger, Jean-Louis Hagenauer et Alexandre Tharaud.
Il a enregistré Phaëton (Erato), Hippolyte et Aricie (Archiv production-Deutsche Grammophon), Doktor Faust (Erato), Dédale (Musique Française d’Aujourd’hui Radio France), Les Exilés en Sibérie.
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Requiem K. 626 / W. A. Mozart
20.30
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W. A. Mozart
1756 · 1791
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Oublions les légendes toujours vivantes qui entourent encore la création de cette composition ultime et dont l’origine est à situer probablement dans l’entourage de Mozart, très tôt après sa mort. Constance, la veuve du compositeur, aurait souhaité redorer le blason de son génie de mari auprès des autorités politiques en montrant que ce dernier avait consacré les derniers mois de sa vie à l’écriture d’une œuvre pieuse afin d’obtenir sa rédemption.
La vérité historique est bien plus digne d’intérêt.
Le comte Walsegg, musicien amateur, voulait composer un requiem pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse bien aimée. Ces enfants, considérant que leur mère valait mieux q’une œuvre de son époux, l’incitèrent à confier son projet à un grand compositeur comme Mozart. C’est ainsi que le comte passe à Mozart une commande en bonne et due forme devant notaire avec l’intention de faire passer cette messe pour sienne. Le messager habillé de noir existe bien : il s’agit de l’intendant du comte qui vient s’inquiéter de l’état d’avancement du travail commandé.
Tant de chefs-d’œuvre pour la plupart inachevés marquent l’année 1791. En effet Mozart vit ses derniers mois. C’est à la Flûte enchantée qu’il consacre ses dernières forces. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. Toute son énergie est consacrée à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée dont le succès immédiat fait entrevoir à Mozart un avenir plus serein. Dans la foulée, il compose un concerto pour clarinette et une cantate maçonnique.
Quant à ce Requiem, Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Le compositeur s’arrêtera à la huitième mesure du Lacrimosa. Ce n’est cependant pas la première fois qu’entre une messe et un opéra, le compositeur n’hésite pas à choisir. Début Novembre 1791, s’arrête à la huitième mesure du Lacrymosa pour se mettre au lit. Il ne se relèvera plus. Il dicte alors ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’oeuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.
Joseph Eybler, un autre élève de de Mozart sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs des billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique.
Le travail des musicologues n’a pas permis à ce jour de conclure sur la paternité précise des trois compositeurs sur les phases finales de l’œuvre.
Trente ans plus tard, Sigismund Neukomm apportera une conclusion au requiem de Mozart en composant un Libera me à Rio de Janeiro, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour moitié de Mozart, devenue une œuvre universelle grâce, probablement à la complexité de sa création, et certainement à la lumière apaisante qui la caractérise et qui nous émeut tous, croyants ou non croyants.
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