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Samedi 28 juin | 20.30 | Abbaye de Moyenmoutier
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ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Direction. Jacques Mercier |
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Delphine Haïdan, soprano |
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Henrike Jacob, mezzo |
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Richard Bousquet, ténor |
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Jérôme Varnier, basse |
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ENSEMBLE ALLEMAND (non communiqué) |
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LA PSALETTE DE LORRAINE |
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ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE |
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Richard Bousquet, ténor
Né à Toulouse en 1975. Après avoir obtenu sa licence de musicologie à La Faculté de Tours, il intègre la classe de chant d’Yves Sotin au Conservatoire National de Région d’Angers où il obtient un premier prix en 2003.
En 2003, il est reçu en cycle supérieur au Conservatoire National de Région de Paris dans la classe de Fusako Kondo et se perfectionne auprès de Robert Dumé.
Il intègre ensuite l’opéra studio des Jeunes Voix du Rhin (saison 2004-2005). Il participe alors aux concerts, spectacles et récitals travaillant ainsi avec les metteurs en scène, L.Parlier, E.Rooke Y.Coudray et M.Jocelyn. En décembre de la même année, il tient le rôle de « Bruto » dans la version concertante de Lucrèce d’Ottorino Respighi (Orchestre Symphonique de Mulhouse-Direction : Neil Beardmore), puis il est "Don José" dans Carmen de Bizet .
En Mars 2005, on lui confie le rôle de "Titus" dans la Clémence de Gluck à Strasbourg, Colmar et Mulhouse (Direction musicale de M Capperon-Mise en Scène : M.Jocelyn). En Août 2005, il participe au Festival musical pour la jeunesse du Cap d’Ail. En juin 2005, il présente le Concours d’entrée au CNIPAL, où il est pensionnaire pour la saison 2005/2006. Richard Bousquet se produit en novembre 2005 en récital à Alès et Marseille et en 2006 en Avignon dans un programme Brahms, Mozart, Bizet et Rossini.
En juillet 2006 il chante le Requiem de Mozart avec l’orchestre et le chœur de l’opéra de Toulon et Cannes, direction de A.Kouider et M.Bender. Il chante la Messe du Couronnement de Mozart avec l’orchestre du Haut-Vaucluse et le chœur de Vaison-la-Romaine, direction M.Poletti. En novembre, il est Bastien dans Bastien, Bastienne de Mozart à l’opéra de Nice, direction de B.Pionnier, mise en scène de J.Bellay. En décembre, janvier 2007, il est Borsa dans Rigoletto de Verdi à l’opéra de Massy, direction M.Calderon.
En Avril, auprès de Mme Reiss, il a préparé et chanté le rôle d’Haroun dans Djamileh de Bizet à Clermont-Ferrand dans le cadre du master-class "Bizet et le Méditerranée". En Mai-Juin, Richard Bousquet est le maître à danser dans Ariane à Naxos de Strauss, à l’opéra de Metz, direction J.Mercier, mise en scène de M.Laroche.
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Requiem K. 626 / W. A. Mozart
20.30
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W. A. Mozart
1756 · 1791
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Oublions les légendes toujours vivantes qui entourent encore la création de cette composition ultime et dont l’origine est à situer probablement dans l’entourage de Mozart, très tôt après sa mort. Constance, la veuve du compositeur, aurait souhaité redorer le blason de son génie de mari auprès des autorités politiques en montrant que ce dernier avait consacré les derniers mois de sa vie à l’écriture d’une œuvre pieuse afin d’obtenir sa rédemption.
La vérité historique est bien plus digne d’intérêt.
Le comte Walsegg, musicien amateur, voulait composer un requiem pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse bien aimée. Ces enfants, considérant que leur mère valait mieux q’une œuvre de son époux, l’incitèrent à confier son projet à un grand compositeur comme Mozart. C’est ainsi que le comte passe à Mozart une commande en bonne et due forme devant notaire avec l’intention de faire passer cette messe pour sienne. Le messager habillé de noir existe bien : il s’agit de l’intendant du comte qui vient s’inquiéter de l’état d’avancement du travail commandé.
Tant de chefs-d’œuvre pour la plupart inachevés marquent l’année 1791. En effet Mozart vit ses derniers mois. C’est à la Flûte enchantée qu’il consacre ses dernières forces. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. Toute son énergie est consacrée à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée dont le succès immédiat fait entrevoir à Mozart un avenir plus serein. Dans la foulée, il compose un concerto pour clarinette et une cantate maçonnique.
Quant à ce Requiem, Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Le compositeur s’arrêtera à la huitième mesure du Lacrimosa. Ce n’est cependant pas la première fois qu’entre une messe et un opéra, le compositeur n’hésite pas à choisir. Début Novembre 1791, s’arrête à la huitième mesure du Lacrymosa pour se mettre au lit. Il ne se relèvera plus. Il dicte alors ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’oeuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.
Joseph Eybler, un autre élève de de Mozart sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs des billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique.
Le travail des musicologues n’a pas permis à ce jour de conclure sur la paternité précise des trois compositeurs sur les phases finales de l’œuvre.
Trente ans plus tard, Sigismund Neukomm apportera une conclusion au requiem de Mozart en composant un Libera me à Rio de Janeiro, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour moitié de Mozart, devenue une œuvre universelle grâce, probablement à la complexité de sa création, et certainement à la lumière apaisante qui la caractérise et qui nous émeut tous, croyants ou non croyants.
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