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Samedi 28 juin | 20.30 | Abbaye de Moyenmoutier
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ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Direction. Jacques Mercier |
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Delphine Haïdan, soprano |
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Henrike Jacob, mezzo |
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Richard Bousquet, ténor |
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Jérôme Varnier, basse |
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ENSEMBLE ALLEMAND (non communiqué) |
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LA PSALETTE DE LORRAINE |
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ENSEMBLE VOCAL MÉTAMORPHOSE |
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Henrike Jacob, mezzo
Née à Sarrebruck, en Allemagne, Henrike Jacob rencontre tôt l’opéra, en interprétant les rôles d’enfants du répertoire. Elle suit, tout d’abord, des études de lettres modernes et de philologie française et anglaise, à l’Université de Sarrebruck, qu’elle achève par un cursus à la Sorbonne (Paris IV). Parallèlement, elle commence des études de musique et obtient un Premier Prix du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris.
Très vite, elle obtient ses premiers engagements en tant que soliste : aux Festivals d’Aix en Provence (retransmission sur ARTE), d’Edinburgh, de Gstaad, de Schwetzingen et de Salzbourg, ainsi qu’au Sarrebrucker Staatstheater. Elle complète sa formation en intégrant les "Jeunes Voix du Rhin", à l’Opéra National du Rhin. Son goût s’affirme également pour l’oratorio : Grande Messe en Ut de Mozart (Lourdes, Bordeaux, Paris), le Requiem de Brahms (Paris), la Création et Les Saisons de Haydn (Philharmonie de Munich), Elias et le Psaume 42 de Mendelssohn (Paris, Munich,..) La Resurrezione de Haendel à la Philharmonie de Bilbao et à Madrid... Elle se produit aussi en récital, notamment aux côtés de Irene-Cordelia Huberti (Festival de Colmar, Opéra National du Rhin...).
Henrike JACOB aime le répertoire mozartien : d’abord Papagena puis une Pamina très applaudie, dans La Flûte enchantée (mise en scène d’Achim Freyer, rentransmis en direct sur ARTE avec le Festival de Schwetzingen, puis à l’Opéra National du Rhin), Blonde, dans l’Enlèvement au Sérail (au Landestheater Innsbruck et au Reisopera aux Pays-Bas), Despina, dans Cosi fan tutte (à Paris et au Festival de Châteauvallon) et dans les grands airs de concert (au Journées lyriques de Chartres, avec l’Orchestre de Tours). Mais on la retrouve aussi avec bonheur dans le répertoire belcantiste : de Rossini, Clorinda dans La Cenerentola (Opéra National de Bordeaux, retransmis sur France Musique) et de Donizetti, Française de cœur, elle aime aussi le répertoire français : Sophie, dans Werther de Massenet (Opéra National de Bordeaux), Frasquita dans Carmen de Bizet (Opéra National de Strasbourg).Elle a débuté récemment dans la Traviata, de Verdi (mise en scène P-E Fourny), avec une Violetta remarquée, d’abord au Festival "Musiques au cœur" d’Antibes, sous la houlette d’Eve Ruggieri, puis au Festival de Lacoste, avec l’accueil enthousiaste de Pierre Cardin.
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Requiem K. 626 / W. A. Mozart
20.30
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W. A. Mozart
1756 · 1791
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Oublions les légendes toujours vivantes qui entourent encore la création de cette composition ultime et dont l’origine est à situer probablement dans l’entourage de Mozart, très tôt après sa mort. Constance, la veuve du compositeur, aurait souhaité redorer le blason de son génie de mari auprès des autorités politiques en montrant que ce dernier avait consacré les derniers mois de sa vie à l’écriture d’une œuvre pieuse afin d’obtenir sa rédemption.
La vérité historique est bien plus digne d’intérêt.
Le comte Walsegg, musicien amateur, voulait composer un requiem pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse bien aimée. Ces enfants, considérant que leur mère valait mieux q’une œuvre de son époux, l’incitèrent à confier son projet à un grand compositeur comme Mozart. C’est ainsi que le comte passe à Mozart une commande en bonne et due forme devant notaire avec l’intention de faire passer cette messe pour sienne. Le messager habillé de noir existe bien : il s’agit de l’intendant du comte qui vient s’inquiéter de l’état d’avancement du travail commandé.
Tant de chefs-d’œuvre pour la plupart inachevés marquent l’année 1791. En effet Mozart vit ses derniers mois. C’est à la Flûte enchantée qu’il consacre ses dernières forces. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. Toute son énergie est consacrée à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée dont le succès immédiat fait entrevoir à Mozart un avenir plus serein. Dans la foulée, il compose un concerto pour clarinette et une cantate maçonnique.
Quant à ce Requiem, Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Le compositeur s’arrêtera à la huitième mesure du Lacrimosa. Ce n’est cependant pas la première fois qu’entre une messe et un opéra, le compositeur n’hésite pas à choisir. Début Novembre 1791, s’arrête à la huitième mesure du Lacrymosa pour se mettre au lit. Il ne se relèvera plus. Il dicte alors ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’oeuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.
Joseph Eybler, un autre élève de de Mozart sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs des billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique.
Le travail des musicologues n’a pas permis à ce jour de conclure sur la paternité précise des trois compositeurs sur les phases finales de l’œuvre.
Trente ans plus tard, Sigismund Neukomm apportera une conclusion au requiem de Mozart en composant un Libera me à Rio de Janeiro, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour moitié de Mozart, devenue une œuvre universelle grâce, probablement à la complexité de sa création, et certainement à la lumière apaisante qui la caractérise et qui nous émeut tous, croyants ou non croyants.
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