Mardi 11 novembre | 17.00 | Abbaye de Senones


CHŒUR ORTHODOXE BULGARE
St JEAN DE RILA
Direction. Koïtcho Atanassov
info
CHŒUR D'HOMMES
DES 3 ABBAYES
Direction. Francis Schæffer




ensemble metamorphoses

CHŒUR D'HOMMES
DES  3 ABBAYES

Direction. Francis Schæffer

Ce chœur d’hommes, créé au sein de l’APROMUSE en octobre 2006, rassemblait à l’origine 18 personnes qui ont répondu à l’invitation de Francis SCHÆFFER et se sont lancées dans cette aventure du chant en chœur d’hommes. Actuellement, moins d’un an après sa création, ce groupe compte plus de 30 participants.

Les membres de ce chœur sont originaires de la montagne, du nord-est du département des Vosges, où se trouvent les trois grandes et belles abbayes de SENONES, MOYENMOUTIER et ETIVAL. Fondées au cours du premier millénaire, elles sont parmi les principaux joyaux architecturaux du pays. C’est cette situation géographique qui explique le nom de ce chœur d’hommes, et non une existence monacale !

Le chœur se réunit une fois par semaine, soit à l’Ecole de Musique de Senones, soit à l’église abbatiale, pour une répétition sous la direction de son chef Francis. On y travaille un répertoire assez varié, allant de la chanson traditionnelle et populaire française à des chants populaires basques ou étrangers (italiens, russes...), des chants de la liturgie orthodoxe…


La ville de Senones, la Roche Mère-Henri et le Mont-Pelé.

Ville de garnison du 1er régiment de Chasseurs à pieds dès 1913. Après la bataille de la Chipotte, les allemands se maintiennent dans la ville jusqu’à l’Armistice. Cette occupation sera extrêmement dure : incendie, pillage méthodique des ressources et équipements, travaux forcés, déportation (en Belgique), prise d’otages, victimes civiles…Seuls 350 habitants (sur 5000) seront encore présents le jour de l’Armistice!

Après 1871,la Roche Mère-Henri était devenue une sorte de lieu touristique patriotique d’où l’on venait « observer » les provinces perdues. Ce point clé du terrain est ses avant-postes sera fermement tenu par les allemands en même temps que Senones.

Le Mont Pelé (cote 671), fut ainsi nommé en raison des bombardements incessants qui détruisirent toute végétation sur son sommet. Formidablement fortifié par les allemands, il sera l’objet d’attaques répétées de la part des français, mais sans succès décisif notable.



Requiem / Franz Liszt
17.00

F. Liszt jeune
1811 · 1886


Franz Liszt est né en 1811 à Raiding en Hongrie à quelques kilomètres de l’Autriche d’un père hongrois et d’une mère autrichienne.

A l’âge de 10 ans, ses parents partent habiter Vienne. Franz est confié à Salieri et Czerny qui lui enseignent le piano.

Il a douze ans lorsqu’à l’occasion d’une brève rencontre, Beethoven lui prédit "Tu es heureux et tu rendras heureux d’autres gens ; il n’y a rien de plus beau !" très vite il obtient le succès dans de nombreux concerts en Allemagne. Ses parents s’installent ensuite à Paris en 1823 ; Liszt y vivra jusqu’en 1935. Cherubini lui refuse l’entrée du conservatoire comme étranger. Il poursuit cependant son apprentissage, notamment avec Anton Reicha. Le facteur de piano Sébastien Erard le prend sous sa coupe et lui sert d’impresario. A quinze ans, Liszt est célébré comme un virtuose du piano.
A vingt ans, il assiste à un concert de Paganini : comme Schumann et Chopin, il est bouleversé. Il décide alors de travailler avec acharnement pour devenir le Paganini du piano, ce qu’il deviendra. Malgré ses grands succès dans la composition, il restera toujours pour ses contemporains le plus grand pianiste de son temps. Cependant sa virtuosité n’est qu’un moyen d’élargir les possibilités sonores de son instrument pour en faire un "piano orchestral".

Si son itinéraire musical est simple, sa vie personnelle est plus complexe ; Franz Liszt est homme de passions, souvent peu conciliables, passion des femmes, passion de Dieu, passion de la liberté. Le scandale de son union légitime avec Marie d’Agoult l’oblige à voyager à travers l’Europe. Ses séjours en Suisse et en Italie lui inspireront les années de pèlerinage. De cette union naîtront trois enfants dont l’un, Cosima, épousera Richard Wagner. Plusieurs crises mystiques marqueront sa jeunesse et trouveront une conclusion lorsqu’il recevra les ordres mineurs en 1865. Il se fera souvent appeler "l’abbé Liszt". Il satisfera son idéal de liberté dans la fréquentation d’écrivains et de penseurs, notamment Lammenais qui l’introduit dans les salons artistiques parisiens.
Pour surmonter son image de virtuose, Liszt a du faire preuve d’une grande audace pour faire apprécier ses compositions. Sa musique se démarque profondément de celle du XVIIIe siècle. Ces audaces de forme, de sonorité et de rythme préparent les bouleversements du XXe. Ses dernières œuvres rejoignent celles de Debussy et de Schoenberg. Avec le recul du temps, on peut considérer Que Franz Liszt a été plus innovant que son gendre Wagner.

La mort est souvent présente dans l’œuvre de Franz Liszt, Angelus, Heroïca funèbre, la messe de Gran, Pensées des morts, Danse des morts…Il consacre ses dernières années essentiellement à la composition d’œuvres religieuses, Via Cruxis, les sept sacrements…


Requiem pour voix d’hommes,
cuivres, percussions et orgue — 1869 :

L’œuvre, peut être motivée par le décès de son fils Daniel un an plus tôt ou par la mort tragique au Mexique de l’empereur Maximilien, est un chant d’espérance devant le pouvoir de la mort. De son propre aveu, Liszt a voulu composer une œuvre sans la "noirceur impitoyable" des requiem et avec une "idée de la mort chrétienne et apaisante".
Durant les cinq premiers mouvements, les visions d’effroi sont intermittentes et vites réprimées par des sentiments de pitié et d’apaisement.

Le sixième et dernier mouvement, le Libera me, se distingue des précédents par la puissance dramatique de la masse orchestrale. Il se termine par l’angoissante vision du Jugement dernier ; cependant les ultimes mesures confiées à l’orgue apportent l’apaisement souhaité.

Ce requiem confirme à l’évidence le talent du compositeur à réunir en un style cohérent des univers musicaux aussi éloignés que le chant grégorien et le néo-romantisme.


sources . Chœur d'hommes des 3 Abbayes