Mardi 11 novembre | 17.00 | Abbaye de Senones


CHŒUR ORTHODOXE BULGARE
St JEAN DE RILA
Direction. Koïtcho Atanassov
CHŒUR D'HOMMES
DES 3 ABBAYES
Direction. Francis Schæffer
info




ensemble metamorphoses

CHŒUR ORTHODOXE
BULGARE St JEAN DE RILA

Direction. Koïtcho Atanassov

En perpétuant la tradition des grands choeur d’hommes dans l’Eglise d’ Orient, le Chœur Orthodoxe Bulgare Saint Jean de Rila porte au-delà des frontières de son pays un message artistique riche d’un millénaire, héritier de la symbiose des cultures byzantine et slave.

A travers les vicissitudes d’une histoire mouvementée, c’est un patrimoine musical considérable miraculeusement préservé qui nous est transmis aujourd’hui.

Parmi les douze chanteurs qui composent cet ensemble vocal plusieurs sont solistes et certains, en complément de leur formation musicale au Conservatoire National Supérieur de Sofia, ont terminé des études à l’Académie de Théologie de Sofia.

Soit solistes de divers opéras nationaux, soit membres du Chœur National ou du Chœur de la Radio et Télévision Bulgare, ils participent également en dehors de leurs tournées à l’étranger, aux différents choeurs d’église qui animent à nouveau la vie religieuse de Bulgarie depuis la liberté de culte retrouvée.

Celle-ci étant exclusivement vocale, le Chœur exploite au maximum les ressources de la voix : avec un pupitre de basses profondes particulièrement étonnant, il présente une couleur vocale exceptionnelle aux timbres variés et au registre très étendu, des graves sombres des basses bulgares, symbole du mysticisme slave aux aigus aériens les plus purs des premiers ténors.

Révélé à l’étranger dès 1988 lors du concert inaugural du Festival d’Art Sacré de Paris, et sous l’inspiration de son chef, le Choeur Orthodoxe Bulgare Saint Jean de Rila est devenu rapidement l’ensemble de référence pour l’interprétation de la Liturgie Bulgare.

II donne une cinquantaine de concerts par an, invité régulier des principaux festivals européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Suisse).

Il participe à des enregistrements pour plusieurs radios et télévisions nationales.

Les programmes proposent un large éventail des styles divers que peut offrir la création orthodoxe et nous font voyager dans les pays slaves où elle s’est développée de façon différente selon les circonstances politiques de cette partie de l’Europe. On passe ainsi des monodies du "siècle d’or" médiéval bulgare aux oeuvres baroques et classiques du répertoire ukrainien ou aux compositions lyriques du XIXe siècle russe. On perçoit le parfum particulier des consonances orientales de la liturgie bulgare, que ce soit dans les oeuvres de style archaïque datant du Réveil National (début du XIXe siècle) ou dans la polyphonie si variée des compositeurs plus récents, après la Libération de l’occupation turque (fin XIXe et XXe siècle).

Grâce aux qualités vocales des membres du Choeur et à une recherche personnelle constante dans le domaine musical et musicologique, Koïtcho Atanassov dirige ainsi un vaste répertoire en exclusivité : auteur d’ adaptations à partir de partitions retrouvées. il écrit également des compositions originales inspirées des modes bulgaro byzantins de la Bulgarie médiévale, sources musicales propres à son pays natal et auxquelles il est particulièrement attaché.




Koïtcho Atanassov, direction


Koïtcho Atanassov est premier prix de clarinette du Conservatoire National Supérieur de Sofia. Après une carrière de concertiste dans son pays natal, couronnée par le prix du meilleur soliste (Sofia 1979), il s’installe à Paris en 1981 et trouve place dans l’élite musicale européenne.

En 1982, la découverte fortuite à Sofia d’un enregistrement de chant orthodoxe – très rare alors en Bulgarie à cause du contexte politique de l’époque – lui fait prendre conscience de l’existence et de la beauté d’ une expression musicale sacrée, patrimoine ancestral ignoré ou volontairement occulté.

Cinq ans plus tard, il crée à Sofia le Chœur Orthodoxe Bulgare et lui donne le nom du Saint le plus vénéré en Bulgarie : Saint Jean de Rila (vers 876 - 946), ermite et fondateur de l’un des premiers monastères bulgares (Monastère de Rila).

Koîtcho Atanassov se consacre depuis de nombreuses années à l’approfondissement et à la diffusion de l’art vocal orthodoxe slavon qui, au-delà du contexte simplement musical, représente pour lui l’expression d’un peuple et de son histoire.

Considéré aujourd’hui comme l’un des spécialistes notoires dans ce domaine et ambassadeur passionné de cette culture au carrefour de l’Orient et de l’Occident, il dirige en France et à l’étranger des stages pour l’interprétation du chant orthodoxe, ouverts à tous les choristes et chefs de choeur (amateurs et professionnels).

Outre son activité de musicien, il emmène chaque année en Bulgarie pour des voyages musicaux qu’il a conçus personnellement, des mélomanes désireux de découvrir un pays méconnu et son histoire et de comprendre d’où vient la musique qu’ils ont entendue lors des concert du Choeur.


Bulgarie d’hier et d’aujourd’hui /
Un pays au passé glorieux et qui a construit l’Europe d’hier, à redécouvrir aujourd’hui à travers sa musique, dans l’interprétation unique de l’un de ses ensembles vocaux les plus prestigieux, pour célébrer son entrée dans la Communauté Européenne.

Vu dans la presse /
"Les apôtres chantants" du monastère de Rila … Elévation inoubliable… Une soirée à portée d’étoiles…Un moment d’éternité…."



Requiem / Franz Liszt
17.00

F. Liszt jeune
1811 · 1886


Franz Liszt est né en 1811 à Raiding en Hongrie à quelques kilomètres de l’Autriche d’un père hongrois et d’une mère autrichienne.

A l’âge de 10 ans, ses parents partent habiter Vienne. Franz est confié à Salieri et Czerny qui lui enseignent le piano.

Il a douze ans lorsqu’à l’occasion d’une brève rencontre, Beethoven lui prédit "Tu es heureux et tu rendras heureux d’autres gens ; il n’y a rien de plus beau !" très vite il obtient le succès dans de nombreux concerts en Allemagne. Ses parents s’installent ensuite à Paris en 1823 ; Liszt y vivra jusqu’en 1935. Cherubini lui refuse l’entrée du conservatoire comme étranger. Il poursuit cependant son apprentissage, notamment avec Anton Reicha. Le facteur de piano Sébastien Erard le prend sous sa coupe et lui sert d’impresario. A quinze ans, Liszt est célébré comme un virtuose du piano.
A vingt ans, il assiste à un concert de Paganini : comme Schumann et Chopin, il est bouleversé. Il décide alors de travailler avec acharnement pour devenir le Paganini du piano, ce qu’il deviendra. Malgré ses grands succès dans la composition, il restera toujours pour ses contemporains le plus grand pianiste de son temps. Cependant sa virtuosité n’est qu’un moyen d’élargir les possibilités sonores de son instrument pour en faire un "piano orchestral".

Si son itinéraire musical est simple, sa vie personnelle est plus complexe ; Franz Liszt est homme de passions, souvent peu conciliables, passion des femmes, passion de Dieu, passion de la liberté. Le scandale de son union légitime avec Marie d’Agoult l’oblige à voyager à travers l’Europe. Ses séjours en Suisse et en Italie lui inspireront les années de pèlerinage. De cette union naîtront trois enfants dont l’un, Cosima, épousera Richard Wagner. Plusieurs crises mystiques marqueront sa jeunesse et trouveront une conclusion lorsqu’il recevra les ordres mineurs en 1865. Il se fera souvent appeler "l’abbé Liszt". Il satisfera son idéal de liberté dans la fréquentation d’écrivains et de penseurs, notamment Lammenais qui l’introduit dans les salons artistiques parisiens.
Pour surmonter son image de virtuose, Liszt a du faire preuve d’une grande audace pour faire apprécier ses compositions. Sa musique se démarque profondément de celle du XVIIIe siècle. Ces audaces de forme, de sonorité et de rythme préparent les bouleversements du XXe. Ses dernières œuvres rejoignent celles de Debussy et de Schoenberg. Avec le recul du temps, on peut considérer Que Franz Liszt a été plus innovant que son gendre Wagner.

La mort est souvent présente dans l’œuvre de Franz Liszt, Angelus, Heroïca funèbre, la messe de Gran, Pensées des morts, Danse des morts…Il consacre ses dernières années essentiellement à la composition d’œuvres religieuses, Via Cruxis, les sept sacrements…


Requiem pour voix d’hommes,
cuivres, percussions et orgue — 1869 :

L’œuvre, peut être motivée par le décès de son fils Daniel un an plus tôt ou par la mort tragique au Mexique de l’empereur Maximilien, est un chant d’espérance devant le pouvoir de la mort. De son propre aveu, Liszt a voulu composer une œuvre sans la "noirceur impitoyable" des requiem et avec une "idée de la mort chrétienne et apaisante".
Durant les cinq premiers mouvements, les visions d’effroi sont intermittentes et vites réprimées par des sentiments de pitié et d’apaisement.

Le sixième et dernier mouvement, le Libera me, se distingue des précédents par la puissance dramatique de la masse orchestrale. Il se termine par l’angoissante vision du Jugement dernier ; cependant les ultimes mesures confiées à l’orgue apportent l’apaisement souhaité.

Ce requiem confirme à l’évidence le talent du compositeur à réunir en un style cohérent des univers musicaux aussi éloignés que le chant grégorien et le néo-romantisme.


sources . Saint Jean de Rila