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Le Concert iMPROMPTU Festival des Abbayes

LA CLIQUE DES LUNAISIENS

ensemble de musique baroque

TYPHON...

16 juillet

15h00


PROGRAMME


Création des chœurs de la Médée de Sénèque :

Un soir d’août 1995, lors d’un concert donné dans l’oratoire Saint Antoine de Calvi, le groupe A Filetta rencontre Jean-Yves Lazennec, jeune metteur en scène d’origine bretonne. L’idée d’une collaboration est « effleurée » mais quelques mois plus tard, prend forme un projet de mise en scène d’un texte antique, « Médée » de Sénèque.

La création musicale est dès lors confiée au groupe qui commence par traduire les textes en corse à partir du texte originel (latin). Puis, naît une partition purement vocale (essentiellement polyphonique) à 6 voix, assez surprenante.


L'ENSEMBLE


Ce qui caractérise ou plus précisément détermine le parcours du groupe A Filetta , c’est probablement cette obsession de donner aux choses de la vie, du sens et non un sens. La contribution à la sauvegarde du patrimoine oral traditionnel a constitué le principe fondateur. Puis très vite s’est manifesté le besoin, un besoin quasi irrépressible de prolonger le chant afin qu’il demeure le miroir où se


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Jean tubery Festival des Abbayes

ARNAUD MARZORATI
Direction

J




LE THEME
ECHOS MEDIA

“c’est un des plus somptueux groupes de polyphonies corses qui se puissent entendre... A Filetta a su, sans jamais se renier, ouvrir cet art immémorial sur d’autres formes d’expression…”

LE FIGARO

“Les voix d’A Filetta parlent à la peau aussi bien qu’à l’oreille.… Le groupe vocal A Filetta chante l’âme de son île avec un talent universel”.

LE NOUVEL OBSERVATEUR

ON EN PARLE
ECHOS MEDIA

“c’est un des plus somptueux groupes de polyphonies corses qui se puissent entendre... A Filetta a su, sans jamais se renier, ouvrir cet art immémorial sur d’autres formes d’expression…”

LE FIGARO

“Les voix d’A Filetta parlent à la peau aussi bien qu’à l’oreille.… Le groupe vocal A Filetta chante l’âme de son île avec un talent universel”.

LE NOUVEL OBSERVATEUR
TYPHON ou la Gigantomachie

Premier poëme burlesque

Paul SCARRON


« Je chante, quoy que d’un gosier

Qui ne mâche pas de laurier,

Je chante l’horrible Typhon

Au nez crochu comme un Griffon »



Jupiter (Jupin pour les intimes) menace la Terre de destruction avec son lance-tonnerre. L’arme est impressionnante et pétarade mieux qu’une winchester. Mais cette fois, c’est bien du « lourd » que nous envoie toute l’Armada des Cieux. Les monstrueux géants, dirigés par Typhon dit « Gueule de Griffon », plus haut que les montagnes, aux cent têtes de dragons, au corps ailé et couvert d’écailles, ont outragé l’Olympe.

S’ils ne se confondent pas en excuses, et s’ils ne remplacent pas la vaisselle, surtout les beaux verres de Jupin (Jupiter, chez les officiels) qui aime à boire plus d’un gobelet d’Ambroisie (le nectar suprême)….alors le Dieu des Dieux et toute sa bande en colère, composée de Mars, Vulcain, Neptune, Bacchus, Pallas, Silène et tous les autres, descendront leur donner une fieffée leçon. On sentira passer les déluges, les bouleversements des montagnes, les fléaux, tous plus odieux les uns que les autres.

Car si les Dieux cognent sur les géants, Typhon, Mimas, Encelade, Polibotte, Gration et toute la flopée de ces agressifs qui en sont restés à l’âge de pierre, on peut être certain que la terre tremblera et que plus d’un humain aura bien « chaud aux fesses » ! (pardonnez-moi l’expression, n’est-elle pas d’actualité ?)

Alors, ils en sont là: face à face sur un hémisphère, se mirant les yeux dans les yeux, prêts pour l’ultime combat ! Qui peut encore les retenir ?

Typhon nous a affirmé : « j’en ai pas fait exprès ! »…Mais Mercure, le négociateur des Cieux, infirme les dires de « l’hystérique » : « Il ment comme il a l’haleine fétide ! ».

A l’issue de ce combat homérique, nous saurons qui gagnera.

Mais nous ne nous autorisons pas à vous révéler le camp vainqueur de cette terrible saga.

J’oubliais. Du côté des Dieux, s’est rangé le sublime Hercule, un mortel, nécessaire pour la victoire des Cieux, selon les adages.

J’oubliais encore. L’origine de cette terrible histoire, que l’on appela Gigantomachie, est issue d’un Jeu de quilles et d’une boule que Typhon envoya sur la « tronche » des immortels.

Paul Scarron (1610-1660) est le plus illustre représentant du genre burlesque en France. En 1644 il publie le Typhon ou la gigantomachie (mot signifiant le combat des géants). Avec ses compères musiciens du Pont-neuf qui furent aussi arracheurs de dents et montreurs de singes savants, il vient nous chanter sa grande GIGANTOMACHIE.

La musique se devait d’accompagner ce grand amuseur à l’oreille si sensible, car Scarron ne fut-il pas celui qui osa par la chanson, la Mazarinade, rendre des comptes odieux à ce «Puissant » qui ne voulait pas l’aimer ?

Avec toutes les musiques, tarentelles italiennes, folias espagnoles, chaconnes françaises, concerts de Moulinié, Du Caurroy, Du Manoir et Bataille pour les divertissements de François Ier, Henri IV, Louis XIII recueillis par Philidor l’Aisné en 1690, Scarron ose ses premiers pas de danse.

CHANTONS la GIGANTOMACHIE et faisons nôtre la devise du poète:

« Je ne vous ferai jamais autant pleurer que je vous ai fait rire »


LES CONFERENCES


Le jardin italien au XVIIe siècle

Anne-