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LA JOURNEE QUI DECOIFFE
Les Lunaisiens Festival des Abbayes

LA CLIQUE DES LUNAISIENS

concert théâtralisé

TYPHON...

16 juillet

15h00


PROGRAMME


TYPHON ou la GIGANTOMACHIE
Avec toutes les musiques, tarentelles italiennes, folias espagnoles, chaconnes françaises, concerts de Moulinié, Du Caurroy, Du Manoir et Bataille pour les divertissements de François Ier, Henri IV, Louis XIII recueillis par Philidor l’Aisné en 1690, Scarron ose ses premiers pas de danse.

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Arnaud Marzorati, voix & direction artistique

Eric Bellocq, luth & guitare

Mélanie Flahaut, flûte & flageolet, basson & chalemie

Massimo Moscardo, théorbe & guitare


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LA CLIQUE DES LUNAISIENS


Arnaud Marzorati et sa clique des LUNAISIENS explorent le répertoire historique de la Chanson. Avec toutes ces musiques redécouvertes par leurs soins, ils investissent des pages oubliées de notre Histoire et font chanter les femmes et les hommes du passé.

En effet, la clique des LUNAISIENS s’engage dans la redécouverte du patrimoine de l’Art vocal savant populaire et historique de ses origines au 20ème siècle.

Ce répertoire trop souvent cloisonné dans des bibli

othèques et des livres à apparence désuète est pourtant le témoin du passé, le commentateur de l’aventure humaine. Il est aussi une source de musicalité foisonnante : tragique et ludique, savante et inventive, et permet à la fois d’instruire, d’émouv

oir et d’éveiller.

De plus, ses frontières sont sans limite, puisqu’il

puise dans une littérature allant de l’univers enfantin à celui de l’adulte, et touche ainsi tous les publics.


La clique des lunaisiens Festival des abbayes lorraine
Arnausd marzorati Festival des Abbayes

ARNAUD MARZORATI
Direction

Arnaud Marzorati commence le chant au sein de la maîtrise du Centre de Musique Baroque de Versailles et obtient par la suite un Premier Prix de Chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Son répertoire s’étend de la musique baroque à la création contemporaine. Son expérience est riche et variée : à l’opéra, il est tout aussi bien Figaro du Barbier de Séville, Papageno de La Flûte enchantée, Sganarelle dans le Médecin malgré lui de Gounod, que le mufti du Bourgeois gentilhomme... Il prend également part à la création contemporaine en chantant notamment dans Le Balcon de Peter Eötvös ou Alfred de Donatoni.

Il enregistre avec les meilleurs ensembles baroques, et poursuit par ailleurs un travail autour des chansonniers du XIXe siècle. Avec Jean-François Novelli, il crée Lunaisiens dont le premier disque consacré à Stuck, est sorti à l’été 2007, toujours chez Alpha Production.


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TYPHON ou la Gigantomachie

Premier poême burlesque

Paul SCARRON


« Je chante, quoy que d’un gosier

Qui ne mâche pas de laurier,

Je chante l’horrible Typhon

Au nez crochu comme un Griffon »



Jupiter (Jupin pour les intimes) menace la Terre de destruction avec son lance-tonnerre. L’arme est impressionnante et pétarade mieux qu’une winchester. Mais cette fois, c’est bien du « lourd » que nous envoie toute l’Armada des Cieux. Les monstrueux géants, dirigés par Typhon dit « Gueule de Griffon », plus haut que les montagnes, aux cent têtes de dragons, au corps ailé et couvert d’écailles, ont outragé l’Olympe.

S’ils ne se confondent pas en excuses, et s’ils ne remplacent pas la vaisselle, surtout les beaux verres de Jupin (Jupiter, chez les officiels) qui aime à boire plus d’un gobelet d’Ambroisie (le nectar suprême)….alors le Dieu des Dieux et toute sa bande en colère, composée de Mars, Vulcain, Neptune, Bacchus, Pallas, Silène et tous les autres, descendront leur donner une fieffée leçon. On sentira passer les déluges, les bouleversements des montagnes, les fléaux, tous plus odieux les uns que les autres.

Car si les Dieux cognent sur les géants, Typhon, Mimas, Encelade, Polibotte, Gration et toute la flopée de ces agressifs qui en sont restés à l’âge de pierre, on peut être certain que la terre tremblera et que plus d’un humain aura bien « chaud aux fesses » ! (pardonnez-moi l’expression, n’est-elle pas d’actualité ?)

Alors, ils en sont là: face à face sur un hémisphère, se mirant les yeux dans les yeux, prêts pour l’ultime combat ! Qui peut encore les retenir ?

Typhon nous a affirmé : « j’en ai pas fait exprès ! »…Mais Mercure, le négociateur des Cieux, infirme les dires de « l’hystérique » : « Il ment comme il a l’haleine fétide ! ».

A l’issue de ce combat homérique, nous saurons qui gagnera.

Mais nous ne nous autorisons pas à vous révéler le camp vainqueur de cette terrible saga.

J’oubliais. Du côté des Dieux, s’est rangé le sublime Hercule, un mortel, nécessaire pour la victoire des Cieux, selon les adages.

J’oubliais encore. L’origine de cette terrible histoire, que l’on appela Gigantomachie, est issue d’un Jeu de quilles et d’une boule que Typhon envoya sur la « tronche » des immortels.

Paul Scarron (1610-1660) est le plus illustre représentant du genre burlesque en France. En 1644 il publie le Typhon ou la gigantomachie (mot signifiant le combat des géants). Avec ses compères musiciens du Pont-neuf qui furent aussi arracheurs de dents et montreurs de singes savants, il vient nous chanter sa grande GIGANTOMACHIE.

La musique se devait d’accompagner ce grand amuseur à l’oreille si sensible, car Scarron ne fut-il pas celui qui osa par la chanson, la Mazarinade, rendre des comptes odieux à ce «Puissant » qui ne voulait pas l’aimer ?

Avec toutes les musiques, tarentelles italiennes, folias espagnoles, chaconnes françaises, concerts de Moulinié, Du Caurroy, Du Manoir et Bataille pour les divertissements de François Ier, Henri IV, Louis XIII recueillis par Philidor l’Aisné en 1690, Scarron ose ses premiers pas de danse.

CHANTONS la GIGANTOMACHIE et faisons nôtre la devise du poète:

« Je ne vous ferai jamais autant pleurer que je vous ai fait rire »


JOURNEE NATURE


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